Présentation du livre

ÉlémentContenu
TitrePensées pour moi-même
AuteurMarc Aurèle (original), trad. et annot. par Kim Jae-hong
ÉditeurMinumsa
Date de publication31 juillet 2023

Le carnet de notes de l’empereur-philosophe romain

meditations Pensées pour moi-même, ou Méditations.

Bien que le titre soit « Pensées pour moi-même », il est plus largement connu sous le nom de Méditations, et j’utiliserai donc ce nom. Le texte original étant si ancien, j’étais méfiant envers la marque même des Méditations. D’une part, je craignais que, comme les techniques et les sujets des œuvres anciennes paraissent désuets, une philosophie ancienne ne soit en décalage avec la sensibilité moderne. D’autre part, j’avais des préjugés : la critique que le fait d’avoir été écrit par un empereur romain aurait surestimé le livre, et l’absence de cohérence interne relevée par Bertrand Russell.

Je l’ai donc ouvert avec la seule attente d’un classique, et j’ai été très satisfait de ma lecture. Étonnamment, c’était intéressant. Les Méditations ont été écrites vers 170 après J.-C., à une époque où l’héritage rationnel de la Grèce antique était profondément enraciné dans l’Empire romain, et la réflexion stoïcienne en est le cœur. Le contenu, composé de concepts qu’un homme moderne aurait du mal à concevoir seul, était rafraîchissant. Certaines parties étaient ambiguës ou critiquables, mais fondamentalement, j’ai pu me confier au livre.

Le livre expose à plusieurs reprises la perspective stoïcienne : une vie conforme aux lois de la nature, une conscience de la légèreté de la vie humaine et de la portée de la mort, une vie de Romain fondée sur la raison directrice. Tout en s’efforçant d’adopter une attitude humble, sincère, solide, autocritique et inclusive. Les sujets, souvent proches de ceux que l’on croise dans la vie quotidienne, sont digérés avec une originalité philosophique. Suivre ce cheminement sérieux m’a permis de faire indirectement l’expérience de l’école stoïcienne, qui n’est qu’une ligne dans les manuels d’histoire, mais aussi de ressentir une certaine honte face à sa noblesse. J’ai pu ressentir de manière inattendue le contraste saisissant entre les pensées d’un homme moderne d’aujourd’hui et celles d’un empereur romain d’il y a 2000 ans, et prendre conscience de mon propre cynisme et de mon manque de vision. Plutôt que de le décrire, il vaut mieux citer directement le texte original.

La vision stoïcienne de la mort

Laisse tomber tout le reste et ne retiens que ces quelques choses. Souviens-toi en même temps que chacun de nous ne vit que le présent, ce seul instant qu’est le présent. Le reste de la vie est déjà vécu ou appartient à un avenir encore inconnu.

Même si tu devais vivre trois mille ans, ou même trente mille ans, souviens-toi encore que tu ne perds rien d’autre que la vie que tu vis présentement, et que tu n’en vis pas d’autre que celle que tu es sur le point de perdre. Ainsi la vie la plus longue est égale à la plus courte. Car le présent est le même pour tous, et ce qui périt est donc semblable. Aussi la perte semble-t-elle instantanée. Nul ne peut perdre le passé ni l’avenir. Comment pourrait-on être privé de ce que l’on ne possède pas ?

La mort est un mystère de la nature, tout comme la naissance. L’une est une combinaison des mêmes éléments, l’autre leur <décomposition>, il n’y a rien de honteux là-dedans. Car cela n’est pas indigne d’un animal raisonnable, et n’est pas contraire à la raison (logos) de sa constitution (paraskeuḗ).

La partie traitant de la conclusion sur la mort est, je pense, un point culminant du livre. C’est surtout parce que ce thème était la principale raison de mon choix des Méditations. L’obsession de l’auteur pour ce sujet est à la hauteur de mes attentes, au point que je me demandais pourquoi il était si sceptique sur la vie. Le contenu porte principalement sur « pourquoi être conscient de la mort » et « combien notre vie est petite face à la mort », mais le développement est si explicite et concret que plusieurs émotions m’ont submergé simultanément : la joie de retrouver ici des pensées qui m’étaient venues, la tristesse face au destin qui pousse inévitablement tout être humain à cette angoisse, à travers les âges et les cultures, et la désillusion de voir qu’il n’y a malheureusement guère eu de contre-argument écrasant à cette idée simple à travers une si longue histoire.

Marc Aurèle relie deux arguments pour dissoudre la peur de la mort. Premièrement, la perspective stoïcienne selon laquelle la mort n’enlève que le présent. Le passé est déjà révolu, le futur n’est pas encore arrivé ; ni l’un ni l’autre n’existent. Ainsi, la mort n’enlève que l’instant présent, et n’a aucun effet sur le passé ni le futur. Cela rejoint le deuxième point. De leur point de vue, la mort n’est qu’un phénomène naturel, au même titre que le tonnerre ou la foudre. Comme le soutenait Épictète, elle n’est pas différente de la moisson des épis de maïs, de la chute des feuilles, de la transformation de la figue en figue sèche, du raisin en raisin sec. Ainsi, contrairement à l’idée commune, la considérer comme funeste est aussi risible que de craindre un phénomène naturel qui se produit quotidiennement. Indépendamment de la justesse de cette conception de la réalité au XXIe siècle, la démonstration est claire et bien structurée.

Cependant, ce que dit Marc Aurèle a un contexte différent des expressions courantes comme « À quoi bon vivre ? » ou « Cela aussi passera ». Si ces dernières éclairent la vanité de la vie par une longue induction, l’avis de Marc Aurèle est proche d’un intellectualisme déductif : « Par conséquent, il faut vivre une meilleure vie. » Le traducteur résume : « Marc Aurèle n’accepte pas la brièveté de la vie humaine pour reconnaître le nihilisme, selon lequel tout est fondamentalement dénué de sens, mais pour souligner l’urgence de devenir une personne vertueuse le plus rapidement possible. »

Si tu te débarrasses de toi-même, c’est-à-dire de tout ce que les autres font ou disent, de tout ce que tu as fait ou dit dans le passé, de tout ce qui troublera ta paix future, de tout ce qui est lié au corps et au souffle qui t’enveloppe et qui s’accroche à toi indépendamment de ta volonté, et de tout ce que le tourbillon extérieur emporte — alors ton intellect, libéré de tout ce qui dépend du destin, devient pur, libre, vit par lui-même, pratique la justice, accepte avec joie tout ce qui arrive, dit la vérité. Si, comme je le dis, tu détaches de cette raison directrice les attaches issues des désirs corporels, les choses appartenant au futur et au passé dans le temps, tu te fais tel que tu es, comme le dit Empédocle : « jouissant de la solitude qui enveloppe la sphère (Sphairos) » et tu t’entraînes à ne vivre que le présent, c’est-à-dire l’instant que tu vis maintenant. Alors seulement tu pourras passer le temps qu’il te reste jusqu’à la mort sans trouble, avec affection, avec douceur envers ton daimon.

Si un dieu te disait : « Tu mourras demain ou après-demain », à moins d’être d’une mesquinerie extrême, tu ne ferais guère de différence entre mourir demain ou après-demain. Quelle différence y a-t-il en effet ? De même, pense qu’il n’y a pas grande différence entre mourir dans quelques années ou demain.

L’idée est donc de se concentrer sur le présent, ni le futur ni le passé. Plus concrètement, les regrets du passé et les angoisses vagues face à un avenir qui n’est pas encore arrivé entravent la pratique de la morale que nous devons accomplir maintenant. Il faut donc se concentrer sur le présent. Marc Aurèle insiste sur le fait que la valeur de la vie n’est pas proportionnelle à sa durée. Ce passage décrit bien le devoir stoïcien : même si la durée quantitative de la vie est laissée au destin, l’attitude et l’esprit face à ce temps doivent être déterminés par soi-même.

Il y a trois ans, je disais à demi par plaisanterie, à demi sérieusement, à plusieurs connaissances : « La meilleure vie, c’est de prendre une dose mortelle de drogue et de mourir. Parce qu’on peut avoir la mort la plus heureuse possible. » La plupart réfléchissaient un instant puis acquiesçaient. À l’époque, je n’ai pas ressenti de soulagement face à cet accord, mais plutôt un étonnement : « Tout le monde considère donc la vie comme un simple moyen d’atteindre le bonheur ? » Aujourd’hui, c’est un peu plus clair. La prémisse selon laquelle une longue vie n’est pas la tâche essentielle de la vie semble avoir été partagée par les Anciens, y compris l’empereur Marc Aurèle, il y a 1900 ans.

Il est bon de se faire don du temps présent. Mais celui qui choisit de rechercher la gloire posthume ne réalise pas que les générations futures sont des êtres humains tout aussi chargés que ceux d’aujourd’hui, et tout aussi mortels. Qu’importe, après tout, qu’ils aient telle ou telle opinion de toi, ou qu’ils manifestent telle ou telle réaction à ton égard ?

Cette phrase m’a fait l’effet d’un choc salutaire. Le discours commun est plutôt : « On sera jugé par la postérité », « N’as-tu pas peur de l’Histoire ? » Mais Marc Aurèle, que ce soit par opinion personnelle ou par perspective stoïcienne, affirme que l’idée de vivre en accumulant des mérites pour être jugé après la mort est également contre nature. Les générations futures ne sont que des êtres humains ordinaires, tout aussi imparfaits, tout aussi pleins de préjugés, destinés à mourir un jour. On voit à quel point les Méditations sont écrites à un niveau élevé. Avant les Méditations, j’avais rencontré des thèses similaires dans le nihilisme optimiste, le cynisme, etc. Leur répétition dans ce livre a été une expérience à la fois étrange et dérangeante. Même si leur discours est vrai, il est plus réaliste de supposer qu’il ne l’est pas et de respecter la vie de chacun. Je crains qu’une trop grande dévalorisation de la vie humaine ne soit problématique.

Si tu es affligé par quelque chose d’extérieur, ce n’est pas la chose elle-même qui t’afflige, mais le jugement que tu portes sur elle. Et il dépend de toi de faire disparaître ce jugement sur-le-champ. Si ce qui t’afflige est quelque chose dans ta propre nature, qui t’empêche de corriger ta croyance ? De même, si tu souffres de ne pas avoir fait une action que tu juges saine, pourquoi ne pas l’accomplir, plutôt que de souffrir ? « Mais un obstacle insurmontable se dresse devant moi. » Ne t’afflige pas, car ce n’est pas de ta faute. « Mais sans accomplir cette action, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. » Alors quitte la vie. Quitte-la avec bienveillance, comme celui qui meurt après avoir accompli ce qu’il voulait, et avec douceur face à l’obstacle.

Il est honteux que l’âme cède avant le corps, alors que le corps ne cède pas.

Cependant, le suicide est évalué négativement. Il est à noter que ce n’est pas sur la base du respect de la vie communément admis — « la vie est le bien le plus précieux de l’homme, et la rejeter est une grande folie ». La note de l’éditeur à ce sujet est assez intéressante. Épictète dit : « Mais l’important est ceci : souviens-toi que la porte est ouverte. N’aie pas plus peur que les enfants. Quand le jeu ne plaît plus aux enfants, ils doivent dire : “Je ne veux plus jouer”, et s’en aller. Mais si tu restes, cesse de gémir. » Autrement dit, le suicide comme choix, non comme fuite, est une alternative valable et rien d’anormal.

La vision inclusive de Marc Aurèle

Acquiers l’habitude d’écouter attentivement ce que disent les autres et, autant que possible, pénètre dans l’âme de celui qui parle.

Lorsque d’autres te critiquent, te haïssent ou manifestent des sentiments similaires, pénètre dans leur âme et vois quel genre de personnes ils sont. Tu verras alors que tu n’as pas à te soucier de ce qu’ils pensent de toi. Mais tu dois leur être bienveillant, car la nature les a faits pour être tes amis, et les dieux eux-mêmes, par des songes ou des oracles, les aident de diverses manières à obtenir ce à quoi ils aspirent.

La deuxième citation m’a particulièrement frappé par sa pertinence au cœur du livre. Marc Aurèle insiste constamment dans les Méditations sur l’importance d’écouter les autres. Mais il ne s’agit pas d’une acceptation inconditionnelle. Partant du principe stoïcien que tous les humains sont des êtres rationnels, il soutient qu’il faut examiner en détail l’origine et le contexte de cette opinion, même la plus absurde. Cela rejoint une pensée que j’avais, et cela m’a apporté un certain réconfort. Concrètement, je pensais : « Même les opinions les plus farfelues sont perçues et interprétées par les mêmes organes sensoriels et les mêmes processus cognitifs que les miens. Il est donc préférable de reconnaître leur auteur comme un compagnon et de le convaincre, plutôt que de le rejeter ou l’ignorer comme erroné. »

Par exemple, il faut examiner en profondeur les circonstances qui ont conduit un criminel au meurtre, au viol, à l’incendie ou à la contrebande ; les causes qui ont poussé un extrémiste politique à adopter ces croyances ; les motifs qui ont pu conduire une personne à se jeter d’un immeuble. Indépendamment du dégoût que cela peut inspirer, il faut remonter le fil de leur vie. Mais d’après mon expérience personnelle, quand je suggérais « Ne devrions-nous pas faire cela ? », la plupart n’étaient pas intéressés par un tel effort, et le considéraient non comme une empathie nécessaire mais comme une concession fatiguante. J’avais l’impression qu’on cherchait à conclure en attribuant cela à un trait de caractère unique, plutôt qu’à comprendre le principe de l’action. Parmi les dissonances quotidiennes, celle-ci était une source de réconfort mineur.

Celui qui a la jaunisse trouve le miel amer, celui qui a la rage craint l’eau. Il n’y peut rien.

L’humanité est née pour être solidaire. Enseigne-leur donc, ou supporte-les.

Cependant, cette partie est inévitablement critiquable. D’un côté, il dit de pénétrer dans l’âme d’autrui pour le comprendre ; de l’autre, il compare autrui à un malade et conclut par « enseigne-le ou supporte-le » — l’attitude est différente. Dans le cadre du devoir communautaire, c’est une phrase d’inclusion. Mais si l’on veut utiliser la comparaison avec le jaunisseux et l’hydrophobe comme métaphore de situations réelles, le risque est de traiter quiconque a une opinion différente comme un malade. Cela arrive dans le monde, mais la phrase est ambiguë et plutôt radicale. Le propos est qu’il ne faut pas se fâcher contre celui qui a la jaunisse ou la rage, mais l’attitude de compréhension et l’attitude de tolérance sont différentes.

Une sagesse traversant les âges et les cultures

« Tout n’est que croyance. » Cette parole attribuée au cynique Monime est claire. Si l’on en accepte le sens essentiel comme vrai, son utilité est également évidente.

Personne ne te fait de mal, sauf si tu choisis de te sentir blessé.

On pense au bouddhisme : tout est esprit. En réalité, même sans le bouddhisme, les philosophies anciennes semblent souligner de manière cohérente que nos critères ne sont que des illusions. Un fait que je ressens fortement récemment : nous percevons et interprétons la réalité à travers notre corps. Le bien et le mal, la satisfaction et la souffrance qui en découlent sont fondamentalement subjectifs, issus de nos propres critères de jugement de valeur, qui sont généralement anecdotiques. Cela ne signifie pas qu’il faille nier la perception de la réalité de chacun. Mais le doute est nécessaire. De ce point de vue, il arrive que notre intuition doive être contredite.

Selon l’annotation, Marc Aurèle était un homme pressé de devenir bon avant la fin de son temps. Il semble s’être concentré sur le fait de ne pas gaspiller le temps qui lui était imparti, de se libérer rapidement des facteurs de perturbation pour profiter d’une vie stable. Ainsi, l’idée de réajuster sa perspective avant de souffrir découle du même principe que la critique de la vanité de se soucier du jugement des autres. Quel que soit le principe, il est étonnant qu’une telle thèse ait existé il y a plus de 2000 ans.

Il est bon de supprimer l’opinion « j’ai subi une perte ». Alors le sentiment disparaît. Si on supprime le sentiment de perte, la perte elle-même disparaît.

C’est une phrase qui, en une seule ligne, balaie un aspect de l’époque actuelle où l’on calcule tout en termes de pertes et de profits. Dans la société récente, il semble plus important de discuter de la manière de répartir équitablement le travail ou de ce qui est juste, que d’avoir une discussion sérieuse sur la coopération. C’est une discussion nécessaire, mais s’obstiner à savoir qui gagne et qui perd est épuisant. D’autant plus que ce n’est qu’un jugement de valeur subjectif. Cette phrase ne signifie pas qu’il faut systématiquement transiger sur les pertes subies ou réprimer les émotions (colère, frustration, injustice) qu’elles suscitent. Elle est plus proche de l’idée de transcender le sentiment de préjudice pour agir rationnellement sur la base des faits. Cela rejoint ce qui suit :

Lorsqu’on fait du bien à quelqu’un, on a tendance à s’attendre à un retour. D’autres, sans aller jusque-là, considèrent secrètement l’autre comme un débiteur et restent conscients de leur propre action.

Sur le moment, je suis passé à côté en pensant « c’est une évidence », mais après avoir refermé le livre et repris le quotidien, cette phrase m’est souvent revenue à l’esprit. Chaque fois que j’avais l’occasion d’être une bonne personne, et que ma bonne volonté était récompensée, je réfléchissais un peu à ma position de créancier. Ce que Marc Aurèle souligne, c’est une perspective fondamentale sur les relations humaines. On n’est pas obligé d’être unilatéralement dévoué, mais pour que le bien reste le bien, il faut l’être unilatéralement.

Conclusion de la critique

Marc Aurèle, tel que je l’ai perçu, est paradoxalement aussi égocentrique qu’il est humble, mais cela ne rend pas hypocrite son insistance sur l’attitude inclusive. Il cherche à respecter et à inclure tous les humains en tant qu’êtres rationnels et membres de la communauté, tout en reconnaissant les réalités inévitables — une tension inévitable. L’intérêt des Méditations est de traiter de l’équilibre entre ces deux pôles.

De plus, les expressions étant principalement abstraites (« intellect », « pensée », « capacité », « vice », « possible », « volonté », « malédiction », « louange », « regret »), il était difficile d’en saisir l’intention précise. Le texte original étant en grec, une grande partie de la nuance a dû être inévitablement déformée dans la traduction. Mais ne pouvant apprendre le grec classique, j’ai regretté de ne pouvoir être certain du sens que j’avais compris. En refermant le livre, un sentiment de vide et de regret m’a envahi : « C’est déjà fini. » J’ai pu comprendre que des figures célèbres de la Grèce antique — Épicure, Socrate, Diogène — que je considérais à la légère, étaient en réalité de grands penseurs de l’histoire humaine. La densité de la pensée est élevée et le volume est vaste, donc je pense que je pourrai le lire plus intensément en vieillissant.

Sur le plan de la composition, les notes sont très abondantes et le suivi des notes pour concrétiser le contexte est intéressant. En suivant le fil découvert par le traducteur, on est surpris de voir à quel point Marc Aurèle répète constamment la même chose. Par ailleurs, les notes font référence au Banquet, au Phédon, à l’Apologie de Socrate de Platon, que j’avais mémorisés en choisissant le livre. La lecture des Méditations a éveillé mon intérêt, et je finirai peut-être par les acquérir un jour.